USA / Death Metal / Roadrunner Records
A peine le temps de se remettre totalement du premier album et de s’essuyer le cul, voilà qu’un second album de
Malevolent Creation est déjà annoncé !? Je n’en croyais pas mes oreilles et pourtant si, tout juste 7 mois après l’excellent « The Ten Commandments », c’est
« Retribution » qui atterri dans les bacs. Apparemment juste le temps nécessaire pour remercier Jeff Juszkiewicz à la guitare et Mark Simpson à la batterie, respectivement remplacés par Rob Barrett et
Alex Marquez, qui viennent tout juste d’écrire à eux deux l’intense premier album de Solstice sorti peu de temps avant. James Murphy qui traîne alors un peu partout sur les sorties floridienne du
moment viendra mettre un tout petit grain de sel, le temps d’un pauvre soli et puis s’en va. Juste histoire de pouvoir coller un ‘tit sticker « guest star : James Murphy » bien
racoleur sur le boîtier du CD quoi…
Après une intro pseudo angoissante digne d’un gore de série B, la première part du gâteau nommée « Eve Of The Apocalypse » révèle un son trapu et compact, très éloigné de l’aspect étriqué de « The Ten Commandments ». Là où ce dernier manquait quelque peu de substance sonore avec des grattes en retrait et un singulier manque de basse, c’est tout le contraire ici et c’est un mur de six et quatre cordes que l’auditeur prend en façade. L’atmosphère générale en ressort alors bien plus oppressant.
Stylistiquement parlant, aucune surprise ne viendra déstabiliser l’auditeur en attente de gros Death floridien polyrythmique. Les moments forts de l’album coïncident fréquemment avec les parties vocales intenses d’un Brett Hoffman toujours aussi efficace qui délivre un timbre plus gras et crasseux que précédemment, incarnant des textes drapés de haine et de rancœur, dont l’énorme « Die Mother Fucker !!!! » sur « Slaughter of Innocence » et le non moins cinglant « You Worthless Piece Of Shit » sur « Iced ».
Sans être étiqueté Brutal Death à proprement parler, Retribution est pourtant incontestablement une représentation brutale du Death Metal tel qu’il est alors plus fréquemment joué au début des nineties. D’une qualité assez homogène, des neuf titres c’est « Coronation Of Our Domain » qui sort quelque peu du lot par son approche plus mid tempo et son attentisme pourtant bouillonnant tant on est jamais à l’abris d’une convulsion vocale explosive. Morceau un peu longuet toutefois, l’apparition furtive de Murphy et son mini soli en fin de course ne parviendra pas à en relever la sauce : à peine l’oreille est attirée que la diva est déjà barrée faire sa guest star ailleurs.
Personnellement, j’ai toujours eu du mal à accrocher à cet album. Il n’est pourtant pas mauvais, loin de là, mais il me laisse véritablement sur ma faim, avec cette désagréable sensation que ce qui affleurait tout du long de ces presque quarante minutes ne soit jamais réellement parvenu à éclater. Un peu dommage, et ce n’est pas le reste de la carrière du groupe qui parviendra à me contredire.
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Formé en 1997 du côté de Queens, New York city, Sworn Enemy ( initialement nommé
Mindset ) est un quintette qui s’est fait une bonne réputation scénique et qui a d’ailleurs tourné en 2008 aux côtés de Hatebreed, Earth Crisis, Divine Heresy et Terror. Si les débuts ont été
moins hyperactifs jusqu’au premier album « As Real As It Gets » signé sur Elektra Records et purement hardcore, « Total World Domination » est sur une période de 3 ans leur troisième album, et
donc le quatrième de leur discographie.
Originaire du Colorado aux Etats-Unis, Cobalt est un groupe de Black Metal atypique.
Formé en 2000 sous le nom de Grimness Enshroud, le projet fut à la base celui d’un seul homme, Phil McSorley. Rapidement rejoint par Erik Wunder à la batterie, le projet solo devient alors groupe
et adopte le nom définitif de Cobalt. Pères de deux premiers albums « War Metal » et « Eater Of Birds », le style assez indéfinissable qu’y développent les deux hommes est difficilement étiqueté.
Mais les essais fleurissent, jusqu’au farfelu et imaginatif « progressive tribal war metal ». Nous nous contenterons malgré l’immense kaléidoscope d’influences qui constituent « Gin » de parler
en toute simplicité de « Post Black Metal ».
Il était mince, il était (pas très) beau, il sentait bon la bière chaude. Originaire
de Melbourne, c’est en 1994 que Keith aka K.K. Warslut, alors guitariste au sein de Bestial Warlust, se lance dans un projet parallèle répondant au doux nom poétique de Deströyer 666. Avouant
n’avoir alors jamais eu l’intention de fonder un groupe sérieux et à plein temps, KK s’entoura de quelques joyeux drilles pour jouer un son plus thrashisant que Bestial Warlust aux penchants
plutôt black metal. Pourtant dés 1995, de Bestial Warlust il n’est plus question, et D666 gagne ses lettres de noblesses pour devenir un groupe à part entière. A l’origine basés en Australie, les
membres du groupe sont actuellement éparpillés en Europe. K.K. cueille à présent des tulipes dans le sud des Pays Bas, Shrapnel et Matt descendent des Guiness à Londres, et Mersus se choucroute
la touffe en Allemagne.
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