Voilà un album qui aurait tout aussi bien pu s'intituler « Show Must Go On ». D'ailleurs à y regarder d'un peu plus près, peut-être étais-ce l'intention déguisée de Vogg, ultime survivant d'un groupe décimé par un destin quelque peu funeste. Pourtant tout ou presque annonçait un chemin tapissé de pétales de roses pour ce quartette de « Death Babies ». Les polonais, très rapidement remarqués pour leurs capacités techniques malgré leur jeunes âges, sortirent leur premier album « Winds of Creation » à la moyenne de 17 verts printemps (15 bougerons pour le batteur!). Les trois albums suivants révélèrent une constante progression technique et engendrèrent une popularité croissante au sein des sphères scéniques spécialisées pour le coup de moins en moins confidentielles ( comprendre « underground » pour les velus du fond de la classe au regard torve ). C'était sans compter la grande faucheuse qui en 2007 au cours d'une tournée en Biélorussie emporta la batteur Vitek, jeune frère de Vogg... Le chanteur Covan fut quant à lui atteint de très graves blessures. Ce terrible accident de bus lança une vague de soutien sans précédent dans le milieu du métal extrême. Mais rien ne contraria l'irrémédiable descente aux enfers du groupe quand le bassiste Martin décida de mettre les voiles malgré une signature chez Nuclear Blast. Il fut alors temps pour Vogg d'anesthésier DECAPITATED. Mais pas de l'euthanasier. L'animal reprend son souffle en 2008 avec un line up tout clinquant.
Avec déjà à leur actif plus d'une de centaine de dates sur scène depuis Janvier 2010 outre manche mais aussi en Australie, en Pologne, dans toute l'Europe mais aussi aux States, voici donc la sortie en 2011 d'un cinquième album aux relents d'
outre tombe.
Le quatrième en date « Organic Hallucinosis » tendait à une modernisation sonore du Death Metal technique des premières années du groupe mais aussi à un penchant pour la démonstration de dextérité de ses musiciens. « Carnival is Forever » défriche un peu plus dans le sens de la modernité tant et si bien qu'on ne peut plus vraiment associer le terme de death au style des polonais. La technique est toujours là certes, mais il est bien difficile pour le nouveau batteur d'arriver à la cheville de feu Vitek qui savaient rendre, en apportant par son jeu complexe et inventif, une dimension et une intensité toute autre à n'importe quel riff ou break. Une amélioration par contre indéniable, se trouve elle au niveau des vocaux. Personnellement la linéarité de S
auron ou de Covan, les deux premiers vocalistes du groupe, m'a toujours quelque peu rebuté jusqu'à me gâcher l'audition des quatres premières galettes. Rafal Piotrowski possède un arsenal bien plus conséquent et ne se limite pas au grunt caverneux du passé, en envoyant des variations rendant ainsi les composition bien plus catchy.
Les titres qui ressortent de l'album sont indubitablement « The Knife » qui ouvre le bal avec variation et efficacité, « 404 » où la modernité du groupe atteint des sommets en reluquant du côté de Gojira, ou encore « A view from a hole » et son intro accoustique donnant ensuite sur des parties doomy pour soudain exploser avec fureur et fracas dans les plans les plus rapides de l'albums. On restera tout de même quelque peu dubitatif à l'écoute d'un titre éponyme qui s'éternise en longueur et en répétition. On s'interrogera aussi sur la légitimité d'un « Silence » qui clôture l'album sur un acoustique pas forcément pertinent.
Au final, un album plutôt agréable qui débectera très certainement les fans inconditionnels des débuts de DECAPITATED, mais qui ravira sans aucun doute les aficionados de metal extrême moderne. D'un côté de la tranchée comme de l'autre, il est humainement difficile aux vues des événements dramatiques qui l'ont frappé, de ne pas se réjouir du retour de Vogg qui réussi à réanimer sa créature d'une façon qui aurait pu être beaucoup moins heureuse.
A peine le temps de se remettre totalement du premier album et de s’essuyer le cul, voilà qu’un second album de
Malevolent Creation est déjà annoncé !? Je n’en croyais pas mes oreilles et pourtant si, tout juste 7 mois après l’excellent « The Ten Commandments », c’est
« Retribution » qui atterri dans les bacs. Apparemment juste le temps nécessaire pour remercier
Formé en 1997 du côté de Queens, New York city, Sworn Enemy ( initialement nommé
Mindset ) est un quintette qui s’est fait une bonne réputation scénique et qui a d’ailleurs tourné en 2008 aux côtés de Hatebreed, Earth Crisis, Divine Heresy et Terror. Si les débuts ont été
moins hyperactifs jusqu’au premier album « As Real As It Gets » signé sur Elektra Records et purement hardcore, « Total World Domination » est sur une période de 3 ans leur troisième album, et
donc le quatrième de leur discographie.
Originaire du Colorado aux Etats-Unis, Cobalt est un groupe de Black Metal atypique.
Formé en 2000 sous le nom de Grimness Enshroud, le projet fut à la base celui d’un seul homme, Phil McSorley. Rapidement rejoint par Erik Wunder à la batterie, le projet solo devient alors groupe
et adopte le nom définitif de Cobalt. Pères de deux premiers albums « War Metal » et « Eater Of Birds », le style assez indéfinissable qu’y développent les deux hommes est difficilement étiqueté.
Mais les essais fleurissent, jusqu’au farfelu et imaginatif « progressive tribal war metal ». Nous nous contenterons malgré l’immense kaléidoscope d’influences qui constituent « Gin » de parler
en toute simplicité de « Post Black Metal ».
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